Question : Bonjour, depuis une dizaine d'années votre métier est de guider des groupes en montagne en raquette. Vous randonnez dans les pays des Alpes centrales (Bavière, Tyrol, Dolomites) et vous êtes souvent en contact avec des collègues ou des clients qui utilisent une diversité de raquettes bien plus large qu'en France. Qu'en pensez-vous ?
Anne Moraw : "C'est vrai qu' en France, où l'activité raquette s'est développée progressivement depuis déjà 20 à 30 ans, on utilise presque systématiquement des raquettes en plastique ou synthétiques : elles ont été conçues pour être adaptées à la morphologie des paysages des Alpes. On a développé des raquettes par rapport aux besoins et au terrain.
Il faut pouvoir traverser des pentes sans glisser latéralement : les raquettes ont donc une plaque rigide sous la semelle qui permet de toujours garder le pied dans l'axe de la marche, sinon le talon glisse vers le bas.
Or, en France, et aussi en Suisse romande et en Italie, (même si le phénomène est plus modéré qu'en France), l'activité raquette explose depuis quelques années. Les marques d'origine américaine ont été les premières sur le marché et ce n'est que lentement après 4-5ans que les guides, accompagnateurs et randonneurs se rendent comptent du désavantage des raquettes en aluminium : les gros « crampons » sous la raquettes donnent confiance, mais en réalité il y a trop de métal et au froid, la neige s'y colle, le crampons perd de son efficacité, le pied est complètement de travers et les tubes en alu deviennent glissants.
Dernièrement je les ai testées de nouveau, avec de la neige dure et là les gros crampons sous le pied accrochaient à la neige, ce qui fait trébucher.
J'ai aussi testé des une marque américaine avec une arrête qui accroche. L'inconvénient est, qu'à travers la poudreuse épaisse ou en neige profonde lourde, je pousse la neige devant moi comme un chasse-neige, au lieu de la traverser. Ou sinon il me faut lever le pied hors du manteau neigeux.
Oui, les Inook m'offrent tous les points qui me sont importants. J'ai encadré et encadre toujours pour des agences dont certaines ont un stock d'une autre marque. Je vois donc chaque semaine ces 2 marques dans les mêmes conditions. Je ne vais pas rentrer dans des détails négatifs, mais plutôt parler des gros avantages que je trouve chez Inook.
Je trouve pratique le réglage de taille, ultra simple, rapide même avec des gants : il suffit de pousser sur le talon de la fixation jusqu'à ce qu'elle vienne en butée sur le talon. J'apprécie plus que tout l'utilisation hyper facile de la cale de montée automatique où il suffit d'appuyer avec le bâton pour l'enclencher ou la retirer. J 'ai mon stock depuis 3 ans, chaque semaine 8 à 12 personnes, pas un souci !
J'aime cette fluidité dans la neige, qui je pense est due à la forme avant de la raquette en 3D et pointue : pas de problème en poudreuse, le mouvement est facile et naturel.
La forme tuilée du tamis a 2 avantages : la neige ne colle pas sous le tamis mais elle est compressée et forme comme un tuyau qui stabilise latéralement en dévers, et qui donne de bonnes traces pour ceux qui suivent derrière !
J'ai prêté quelquefois mes raquettes Inook a des collègues allemands qui utilisent davantage les raquettes aluminium, et ils apprécient toujours la stabilité en dévers, j'ai même dû renouveler mes dernières OX 1 car un collègue allemand n'a pas voulu me les rendre, il a fallu que je trouve un troc intéressant."